Tout commence surement avant le jour de sa naissance, dans un ailleurs inconnu, mystique. Tout commence surement même avant la rencontre de ses parents au lycée. Mais elle est née le 27 décembre 1989 à 19h24 (elle se plait à croire qu'il était plutôt 19h27). Une petite fille blonde aux yeux bleus (qui deviendront vert d'eau) avec un nez en trompette et des yeux en amandes, un teint très pâle. Une poupée de porcelaine comme toutes celles qui envahiront les vitrines chez sa grand-mère au fur et à mesure qu'elle saura apprécier leur valeur.
Je ne veux pas que tout le monde connaisse ma vie. Alors je dissimule la majorité des faits. Je ne veux pas me mettre à nu avec des mots qui se retournent souvent contre moi.
J'étais la première petite-fille, la première arrière-petite-fille, la première fille aussi. L'héritière
héhé. On m'enmenait partout, et partout on me trouvait jolie, je ne me souviens pas c'est dommage.
J'étais un peu manièrée, très polie, très mature (trop) ce qui m'a coupé une partie de ma vie d'enfant. Et oui je passais plus de temps à parler littérature avec mes professeurs à la récréation en primaire qu'à assomer les garçons contre les essuis-mains des toilettes pendant Trap-trap-bisou...
Je faisais croire que j'étais allergique au soleil pour qu'on me laisse tranquillement à l'ombre pendant les cours de sport, tout ça parce que j'avais entendu mon père parler de son allergie au 'trop chaud- trop froid' un jour. Tous les soirs, je prenais un livre de Chair de poule et je le lisais très vite dans le hall, recroquevillé pour avoir suffisament de lumière et ne pas me faire découvrir, et je retournais me coucher.
En cours je papotais un peu, mais très discrétement, mais je crois n'avoir jamais participé de mon plein grès même si je connaissais la réponse et que personne ne répondait à la question.
Et puis j'étais bonne élève. Et je prenais un malin plaisir à ce que l'on ajoute que j'étais la plus jeune, le jour où il y a eu un élève plus jeune que moi de quelques heures, j'ai faillis en faire une maladie...
J'ai toujours aimé jouer la comédie, me déguiser, avec les rideaux de ma grand-mère... entre autres. Et puis, écrire aussi... si vous saviez le nombre de mots que mes plumes ont pu effleurer.
Bref... Faisons comme si ma vie était rythmé par la vie scolaire :
La maternelle (michelis 1): Le spectacle de fin d'année de Christophe colomb (mon premier gros choc émotionnel devant l'art représenté sans doute... avec les musiques
), essai à la danse classique comme ma tante Emilie, la pâte à sel, b0oba, etc..
La primaire (michelis 1): Mes professeurs avec qui je correspondais même des années après, Les concours sur la belle-époque, mon premier amoureux & ma première saint-valentin, premier tableau de sanctions envers moi même, l'arrivée dans ma vie de Mozart et donc le départ de Gizmo, premières scènes, apprentissage de la Java & du twist, premiers anniversaires chez les amis, le dessin, la harpe, l'escrime aussi, premières compétitions, premières confrontation au stress, à la pression, Double fracture et entorse de l'épaule pour avoir joué avec un petit copain assez viril, premiers coup de coeur pour des badboys (j'étais surement pas nette déjà), fierté infinie et fou-rire lorsqu'un jour mon papa a fait craqué une fille de ma classe qui croyait que c'était mon frère, perte de ma mamie Marie
, premiers noëls à trois (avec ma petite soeur et mon frère), mon coté littéraire est de plus en plus visible, première vraie amie Marina et début des correspondances via cahier de texte avec les copains, etc...
Le collège (pagnol à St laurent): Premiers complexes parce que je suis trop menue comparée aux filles de ma classe, Toujours la plus petite, la plus frèle tout ça tout ça, option théâtre en 6e et en 5e, premier groupe d'amis qui se croyaient inséparables, première boom, premier flirt (avec la langue ahahah), Festival miranda au parc phoenix, u.n.s.s volley avec nanou, première et dernière fois où je fais passer quelqu'un après les choix de ma famille, premier psychopathe avec qui j'aurais affaire, gros complexes, tout premier chagrin d'amour, des années à porter constament pulls et autres pour cacher mon corps, opération appendicite, première opération des pieds, des années à être dispensée de sport pour problèmes de dos ou port de béquilles
, Premier Blog, la mononucléose, début des migraines ophtalmiques, récompense élève exemplaire suite à mon année en temps que déléguée en 4e, début de mon amour pour le jeu collin-maillard, etc...
Le lycée (thierry maulnier à Nice):l'aikido avec nanou, la recherche de l'amour de manière désespérée, l'atelier patrimoine, les îles de lérins & le trio des îles de lérins, paul-benjamin&le yéti, berthe aux grands pieds et aux petites chaussures, l'oursin Ulrich de MrBench', Dépendance & addiction à souligner pour les blogs qui commencent à être sérieusement préocupante, Le bafa, jonatan et les tapis de sport, le yoga en sport adapté, la poursuite dans les couloirs avec les granitas, JetSet, Poussin-porbus-frenhofer, épier pendant des heures des classes de terminale pour en retracer les emplois du temps, l'atelier théatre avec Laeticia et Jean-jacques, les petites représentations, les sorties au théâtre pour voir le père de nadia, celles au TNN, premiers chagrins d'amour et désespoirs, lio le petit pois et la fillette que je ne suis effectivement pas, le choix Littéraire, les t.p.e, les premières sorties shopping à Nice, toujours des complexes à la con, le bus matin et soir pendant une heure 3o via Montaleigne, la pitié à l'égard d'une fille ou comment être réduite au silence par compassion, Jérôme la tentative ratée d'avoir un meilleur ami masculin un vrai, les matchs de footbal pour encourager l'ogcnice, ma première fracture du pouce, mes premières hontes et ma discretion légendaire, le top 3 des fous-rires, voyage avec ma b.f.f dans la maison familiale à Blancafort, le festival d'avignon, tout premier pub Madrigal, concerts du lycée, roller sur la promenade des anglais, promenades aquatiques dans l'estéron, beaucoup de choses qui refont surface du passé et d'autres qui se rajoutent, premiers changements radicals de coiffure, le baccalauréat, la rencontre avec mon premier vrai copain, la fin d'une belle amitié du coup, la west side section et ses déceptions un poison qui a mis du temps à se diffuser et à se soigner, Strasbourg avec la classe de première et le strutof etc...
La fac de lettres modernes (magnan-carlone à Nice):Un court passage à la fac, de nombreux livres à lire, des cours à potasser, le latin, la liberté, l'indépendance, mon chez-moi acquis en mai 2oo7, le baby sitting, le "bonheur", des semaines passées à attendre le weekend, Carros : ses fumeurs et ses alcooliques, le sentiment d'être exclue, la douleur, le sang encore, on pensait que cela se tarirait, jamais...les griffures, le sentiment de ne pas être dans le bon monde, les coups de tête, la douleur, LE coup de tête, la séparation avec lui, ce que je pensais être ma plus grande erreur, le sentiment d'être abandonnée, le hazard de tomber sur Lui, l'ultime coup de tête de l'année : arrêter la fac juste avant que ne commence les partielles pour ne plus jamais y remettre les pieds..., la coloration violette, etc...
Commence alors un monde avec Lui, l'homme de ma vie, le seul, l'unique, celui que j'cherchais naïvement dans le commun des mortels. Tellement de premières fois. Tellement de confiance. Tellement vite. Trop rapide, trop innocente... Donnée à lui sans trop savoir pourquoi.. parce qu'il savait y faire et que j'avais déjà changeais radicalement. Et puis l'irréparable aussi.
La vie active (Nice, villeneuve-loubet, etc): un 7 décembre 2oo7 sur Masséna, des vacances en Alsace, première vraie sortie en pub, première boite de nuit, découverte du bonheur de boire de l'alcool (moi qui avait tellement souffert de voir les autres saouls me voilà accro à la vodka), l'affirmation de mon physique et en même temps la haine de ce que je suis, j'suis-pas-belle-j'rentre-pas-dans-du-36, la perte de mon chez-moi, la peur de finir à la rue, le que-vais-je-devenir, photos un peu trop osées, la souffrance qu'il m'a causé, les découvertes effarantes, le mal, partout la folie, des accidents de travail, le corps qui abandonne quand le moral sourit un peu, les kilos en trop, l'effet yoyo, affirmation de ma féminité séductrice, affirmation de mon coté sombre, la semaine maudite d'avril, le doute de savoir s'il y a une chance qu'on se retrouve, le dégout de ce qu'il a osé me faire, le pardon inenvisageable, les concours d'infirmière, la destruction de toutes mes fondations. Etc...
Le lycée (Estienne d'orves à Nice): Retour au lycée pour passer le Bts Economie sociale et familiale (ESF) dans le même lycée que Chéri,c'est nous un point c'est tout, les difficultés de sociabilité à leur apothéose, la peur du futur, le corps qui abandonne le mental (on inverse les choses et oui..), les examens médicaux, les séjours aux urgences, on alterne un jour lui, une jour moi, etc........ La suite nous en dira toujours plus.
Et aujourd'hui ? Et demain ? C'est impossible de tout dire, de tout retranscrire, de se souvenir de tout.
Il y a toujours eu la folie & le mal.
Il faut faire avec.
Etre malheureuse et folle, mais aussi follement amoureuse de l'homme de sa vie, le trouver c'est pas donné à tout le monde alors si vite ça relèvre vraiment de la mise à l'épreuve....

lanouille dit :
en même temps ta vie ne se résume pas qu'à des choses négatives
oublies pas tous ces moments
magiques
complices
et ces moments
où y a toi
et moi
et rien que nous
notre lien
qui fait
qu'on dit
ce que
pense l'autre
et il s'agit là encore d'une liste non exhaustive
Je n'oublie rien mon coeur, ni la magie, ni la passion, ni même la découverte et les frissons.
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